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En 1977, les autorités municipales de Montréal ont décrété que 10% du territoire serait dorénavant zoné espaces verts.
La plupart des quartiers avaient suffisamment de terrains disponibles pour respecter cette norme. A la même époque,
l'administration municipale a mis en place un programme municipal de jardins communautaires.
Les jardins communautaires offrent l'opportunité aux citadins de cultiver leurs légumes et de fraterniser. À Montréal,
1.5% de la population adulte jardine dans un jardin communautaire municipal. Les jardins sont dispersés sur tout le
territoire et sont facilement accessibles, soit 8200 jardinets dans 97 jardins communautaires. Dans les arrondissements
les plus peuplés, il faut attendre de 1 à 3 ans sur la liste d'attente avant d'accéder à un jardinet. Le programme comporte
un minimum de réglementation afin de simplifier l'activité.
En terme de coût, la contribution moyenne d'un jardinier revient à 10$/jardinet pour un lopin de terre mesurant
3m x 6m. Avant la réorganisation municipale de 2002, suite à laquelle chaque arrondissement gérait ses propres
jardins communautaires (Ville de Montréal), l'investissement de la municipalité, il est d'environ 0,2% du budget du
Service des sports, des loisirs et du développement social.
Le jardinage communautaire permet l'auto-production d'aliments de qualité sur des terrains gérés par la municipalité.
Cette activité populaire favorise l'estime de soi et l'acquisition de nouvelles connaissances pratiques et techniques.
A Montréal, les saisons de cultures sont réduites dû aux longs hivers et ne permettent qu'une récolte ; ainsi,
pendant les mois de récolte, cette initiative municipale allège la problématique de la sécurité alimentaire. Le programme
des jardins communautaires de Montréal est considéré comme le programme de jardinage collectif le plus
accessible et le mieux organisé en Amérique (Reid, 2006).
Keywords : Urban Agriculture, Community Gardens, Montreal. This is
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